Cantonales 2008 : “Objectif trois sur trois pour la section locale du PS”

18 décembre 2007 par PS Loudeac

Paru dans Le Télégramme du 17 Décembre 2007 :

Anthony Sébille, secrétaire de la section locale du PS, fait le point sur la préparation des élections cantonales de son secteur après la réunion de la Fédération 22, jeudi soir, à Saint-Brieuc. L’objectif est clair : conserver les trois sièges acquis par la majorité départementale dans les cantons de Plouguenast, Collinée et Merdrignac.

La section locale du PS regroupe les militants des cantons de Loudéac (où il n’y aura pas d’élections cantonales), de Plouguenast, Collinée et Merdrignac.

Collinée : Monique Haméon candidate de la gauche

À Collinée, la conseillère générale sortante, la communiste Monique Haméon, qui avait réussi à renverser l’UMP Pierre Schneider, en 2001, briguera un nouveau mandat. « En 2001, celle-ci portait les couleurs de la gauche, dans le cadre d’un accord départemental entre le PS, le PC et les Verts. Ainsi, à Mûr-de-Bretagne, Monique Le Clézio (PS) était la candidate de l’union et à Dinan est, il y avait une candidate verte », rappelle Anthony Sébille. Pour 2008, la fédération va retravailler sur un nouvel accord. À Collinée, Monique Haméon a, d’ores et déjà, obtenu le feu vert du PS. « Pour l’unité, nous espérons qu’il n’y aura pas d’autres candidats à gauche dans ce canton ». En 2001, ceci n’avait pas été le cas puisque Michel Fablet, maire de Le Gouray, n’avait pas respecté l’accord. Qui, à droite, pourrait être opposé à Monique Haméon ? On parle du maire de Saint-Jacut-du-Mené, ce qui n’est pas confirmé à l’UMP. Ce parti devrait en dire plus long dans quelques jours.

Armelle Dessaudes candidate à Merdrignac

Dans le canton de Merdrignac, le maire et conseiller général socialiste Denis Leclerc a annoncé, depuis plusieurs mois, qu’il ne repartirait pas aux cantonales. « Les militants du canton ont désigné Armelle Dessaudes, maire de Saint-Vran, pour être candidate ». S’acheminerait-on vers un duel de femmes dans ce canton ? Il faudrait, d’abord, que Régine Angers, maire de Merdrignac, soit intéressée à droite, ce qui n’est pas sûr.

La réflexion se poursuit à Plouguenast

En 2001, le PS avait gagné les cantonales avec Guy Le Helloco. Depuis, celui-ci a claqué la porte et s’apprête à repartir, soutenu par l’opposition départementale ! « Nous espérons bien conserver ce canton car Guy Le Helloco ne se présente plus dans les conditions de 2001, où il était, alors, vice-président du conseil général ». Pour l’heure, Anthony Sébille indique que « rien n’est arrêté et que la réflexion se poursuit au niveau des militants du canton », même si la rumeur prétend que le maire de Plouguenast (Ange Helloco) pourrait être sur les rangs. « Dans le sud-est du département, avec Monique Le Clézio (PS), à Mûr-de-Bretagne, et Pierre Le Helloco (frère de Guy Le Helloco, NDLR), soutenu par le PS pour succéder à Louis Jouanny, la majorité départementale compte bien garder ses cinq sièges ».

La situation préoccupante des otages en Colombie

5 décembre 2007 par PS Loudeac

Ingrid Betancourt et 16 des otages politiques des FARC, Forces armées révolutionnaires de Colombie, sont en vie. Le Parti socialiste se réjouit pour les familles qui attendaient dans l’angoisse depuis longtemps, trop longtemps, une preuve de vie de leurs proches enlevés de façon injuste et contraire au droit humanitaire par les FARC.

Les preuves de vie attendues depuis plusieurs mois de la part des ravisseurs ont été rendues publiques par la présidence de la Colombie. Selon le communiqué diffusé par ces autorités le matériel concerné a été immédiatement transmis aux gouvernements de France et des Etats-Unis. Les familles ont également eu la possibilité d’en prendre connaissance.

Le Parti socialiste rappelle que la séquestration à des fins politiques ou financières est condamnée par le droit international. Les dizaines d’otages actuellement détenus par les FARC le sont en contradiction avec les règles universellement reconnues en la matière. Le Parti socialiste condamne de façon absolue le recours à de telles méthodes. Il demande la libération inconditionnelle de tous les otages détenus par les FARC, principales responsables de ce drame humanitaire.

Il revient aux intéressés, les autorités élues de Colombie et l’organisation armée des FARC de trouver seuls, ou par l’intermédiaire de médiateurs clairement acceptés par l’une et l’autre des parties, la meilleure voie pour sortir de cette tragique impasse humanitaire.

Remise en cause des droits des salariés et des institutions

4 décembre 2007 par PS Loudeac

Le projet de loi de ratification de l’ordonnance sur la recodification de la partie législative du code du travail aboutit en réalité à une remise en cause des droits des salariés et des institutions chargées de contrôler leur respect, notamment l’inspection du travail.

Le Parti socialiste constate que dans ces conditions, la recodification proposée n’a pas été réalisée à droits constants.

Dès lors, le groupe socialiste de l’Assemblée nationale, à l’instar de celui du Sénat, s’opposera à l’adoption en l’état de cette ordonnance et proposera par voie d’amendements un rétablissement des droits sociaux ignorés.

L’exemplarité locale par Marylise Lebranchu

28 novembre 2007 par PS Loudeac

L’engagement politique trouve tout son sens lorsqu’il s’agit de préparer les élections municipales. La décentralisation, tout comme la réforme de l’Etat, n’ont pas amoindri le rôle ni la responsabilité du maire mais ont changé la nature e sa fonction. Comptable des deniers de sa commune, comme de ceux des intercommunalités, responsable devant la loi, l’élu a une tâche de plus en plus complexe face au citoyen attentif au maintien et au développement de la qualité des services publics. Le quotidien du maire est de plus en plus celui de la gestion de l’espace public laïc de la République. Il ou elle sera, avec son équipe, le pilier de l’organisation territoriale de cette dernière qui devrait se réformer de fond en comble : des pouvoirs, du président jusqu’au maire ! Tous, nous savons que nous ne pouvons plus compter sur un Etat régulateur et correcteur des inégalités. Créer des déserts, ôter des services à la population, c’est perdre des facteurs de croissance tout en étouffant les villes qui ne peuvent plus faire face à leurs fonctions.

Le gouvernement accentue les effets négatifs des forces du marché. Il légitime et accélère ce que l’aménagement du territoire avait jusqu’ici vocation à combattre : la création d’îlots surpeuplés, concentrant les emplois qualifiés et la création de richesses au milieu « d’océans inertes ». il n’y a pas de facilité à cela. Le repli sur nos communes n’est pas la solution, car les enjeux sont devenus supra-communaux. Les coûts financiers, les embûches juridiques sont autant d’obstacles qu’il faut surmonter.

Insistons pour développer l’intercommunalité, synonyme de solidarité, de mutualisation. La complémentarité plutôt que la concurrence, l’intérêt général plutôt que la somme des égoïsmes locaux, voilà les valeurs que nous présenterons à nos concitoyens. L’exemplarité locale comme annonce de la « reconquête » nationale, voilà ce que nous avons à incarner ensemble.

Marylise Lebranchu, députée du Finistère

Journée nationale de mobilisation contre la réforme de la carte judiciaire

28 novembre 2007 par PS Loudeac

Le Parti socialiste apporte son soutien à la journée nationale de mobilisation du jeudi 29 novembre contre la réforme de la carte judiciaire. Ce mouvement de protestation sans précédent reflète le mécontentement général de l’ensemble des professionnels de la justice.

Mécontentement tout d’abord contre une reprise en main autoritaire de la magistrature, notamment des parquets. Le Conseil Supérieur de la Magistrature a d’ailleurs fait part de sa préoccupation dans un rapport présenté le 22 novembre dernier, constatant que ses avis sur les nominations n’étaient pour la plupart pas respectés lorsqu’ils étaient défavorables.

C’est ensuite un mécontentement légitime face à un empilement de textes d’affichage en matière pénale qui font suite à des faits divers horribles et à l’émotion légitime de l’opinion publique mais qui ne résolvent en rien les vrais problèmes de violence et de criminalité.

Enfin et surtout, ce mécontentement exprime le rejet de la fermeture brutale de centaines de tribunaux de proximité.
Ces fermetures ne correspondent en rien aux préconisations du rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur l’affaire d’Outreau, n’ont fait l’objet d’aucune concertation, et n’ont été précédées d’aucune réflexion de fond sur l’organisation de la justice.

Inventeurs d’avenir : “Les socialistes et le marché”

25 novembre 2007 par PS Loudeac

La webTV du Parti socialiste présente le second volet de ses émissions consacrées aux 3 forums de la rénovation. “Inventeurs d’avenir” se penche aujourd’hui sur les rapport entre les socialistes et le marché. Ponctuée d’interviews (François Hollande, Pascal Lamy, et de nombreux économistes) et de reportages (la politique de l’entreprise équitable et solidaire Biocoop, la situation de l’entreprise Kleber, menacée de délocalisation à Toul), cette émission propose un débat entre responsables socialistes.

En première partie Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, et Karine Berger, économiste, s’intéressent aux politiques économiques de gauche. Guillaume Bachelay, adjoint au Maire de Cléon et membre du bureau national du PS, et Harlem Désir, député européen, tirent, dans la seconde partie, le bilan des conséquences de la mondialisation et émettent des premières pistes de réflexion.

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Ségolène Royal appelle le gouvernement à sortir de son entêtement

18 novembre 2007 par PS Loudeac

De l’aéroport de Rochambeau, en Guyane, Ségolène Royal, a appelé vendredi le gouvernement français à “sortir de son entêtement face au mouvement social en cours”.

“Le gouvernement porte une grande partie de la responsabilité de ce qui se passe pour avoir tardé à négocier”.

“Mieux vaut tard que jamais, il faut absolument que le gouvernement accepte la proposition qui est faite par les organisations syndicales de se mettre autour d’une table pour discuter les conditions de la négociation”.

“On ne peut pas s’amuser à faire des bras de fer pour savoir qui perd la face et qui ne la perd pas. Pour que les usagers du service public sortent de la galère qu’ils subissent, il faut que le gouvernement fasse un effort puisque les syndicats en ont fait un en acceptant de négocier et en acceptant le principe de la réforme”.

“Il faut accepter de temps en temps de perdre la face. Aujourd’hui il y a du désordre en France, et les premières victimes de ce désordre, ce sont les usagers, et souvent des catégories moyennes et modestes, qui n’ont pas les moyens d’autres modes de transport, donc ils perdent du temps pour aller au travail, ce sont des familles perturbées dans leur vie, et ce sont des salariés inquiets pour leur avenir. Le désordre vient quand il y a un sentiment d’injustice. Si on veut que l’ordre qui permet à chacun de vivre bien dans notre pays revienne, il faut que le gouvernement apporte la preuve que les réformes qu’il propose sont justes”.

Ségolène Royal a achevé une visite de quatre jours à l’invitation du président du Conseil régional de Guyane, Antoine Karam (Parti Socialiste Guyanais).

L’OIT vient de porter un coup fatal au CNE

16 novembre 2007 par PS Loudeac

Le Parti socialiste salue avec force la décision de l’Organisation Internationale du Travail de déclarer le dispositif « contrat nouvelles embauches » contraire aux principes internationaux.

En déclarant que la période d’essai de deux ans ne répondait pas aux conditions d’une durée probatoire raisonnable, confirmant ainsi deux décisions de Cour d’appel, l’OIT vient de porter un coup fatal, non seulement au CNE, mais également au projet de contrat de travail unique tel que défendu par Nicolas SARKOZY.

En effet, ce projet de contrat de travail unique aurait pour principal objet de permettre à l’employeur de se séparer de son salarié sans motif pendant une longue période d’essai.

Cette décision majeure de l’OIT remet donc fondamentalement en cause le discours et les projets du président de la République sur la question sociale.

Eléments de réflexion : Adrien Abécassis, économiste, sur l’universalisme

15 novembre 2007 par PS Loudeac

Propos liminaire de Adrien Abécassis, économiste, le 23 octobre, dans la cadre de la commission « les socialistes et la nation ». Invité à traiter du thème de la l’universalisme, il commente les « deux grandes croyance, selon lesquelles l’Etat nation serait dilué et dépassé. »

L’Etat nation dilué ?

Ce sont toutes les thèses nées à la fin des années 1990 sur la fin de la souveraineté, très bien synthétisées par Fukuyama dans son ouvrage sur la fin de l’histoire. Les démocraties occidentales auraient alors gagné par KO. On allait dans un monde post-national et post-conflit. Les nations souveraines allaient être supplantées par la société civile et l’opinion mondiale. On parlait de village global.

On y a cru pour 3 raisons.
• Les valeurs universelles posent un paradoxe, celles de ne pas être universellement reconnues. L’exemple éclatant aura été la conférence de Durban, en 2001, sur le racisme et l’esclavage. On a même pas réussi à se mettre d’accord sur le début d’une déclaration finale sur laquelle tout le monde se serait retrouvé. C’est aussi l’échec de la démocratisation à marche forcée, dont l’exemple le plus flagrant est l’Irak. Idée que la démocratie peut être exportée. Or la démocratisation est un processus interne long, qui n’est pas forcement démocratique.

• Le fantasme de la société civile. Il y a eu tout un discours sur les ONG (alors que dans la plupart des pays du monde il n’y en a pas), que dans beaucoup de sommet et forum les ONG auront été des faux nez des gouvernements. Cette opinion publique mondiale était en réalité introuvable et très évanescente. Parallèlement on a pu croire que la mondialisation allait être un facteur d’harmonisation, alors qu’au contraire elle a participer à exacerber les différences. Sur ce point, la réflexion à dépassé la gauche. Stieglitz a parlé de « fanatisme des marchés ». Si ça pu choqué à l’époque, ça ne choquerais plus aujourd’hui, ou l’on recherche des stratégies nationales dans la mondialisation (cf rapport Védrine).

• Enfin, en s’accrochant à une moralisation au nom de l’universalisme, on rentre dans la logique de ceux qui poussent à un conflit de valeurs frontal. C’est la logique des néo-conservateurs américains, qui reprennent la tradition de Wilson : « on veut faire du monde un endroit sûr pour la démocratie ». Bush, le lendemain des attentats du 11 septembre a dit « nous avons trouvé notre mission ». C’est cette théorie du « Wilsonisme botté » d’imposer la démocratie, y compris par la guerre. Ce radicalisme des valeurs tels les droits de l’homme conduit à l’effet inverse que celui recherché.

L’Etat nation dépassé ?

Il le serait par des cadres plus grands, l’Europe, la communauté internationale…
Les Nations n’en sont pas.

Il n’y a pas de communauté internationale au sens intérêt général supérieur ou « gouvernement » mondial qui dépasserait l’Etat nation.
Il n’y a pas de gouvernement mondial. Il y aurait un problème de légitimité à vouloir s’ériger comme tel.
Les Nations Unies restent l’expression des Etats. Les Nations Unies sont une réunion de copropriétaires sans fin (Védrine).

Le deuxième cadre de dépassement de l’Etat nation est l’Europe. Si elle a bien dépassé les Etats nations, en les intégrer dans une nouvelle entité. Mais peut-on parler de la constitution d’un espace politique et démocratique dans une Europe à 30 ? Cela semble difficilement envisageable. On parle depuis longtemps de déficit démocratique, qui n’a toujours pas été réglé. Il n’y a pas de partis politiques européens constitués, il n’y a pas de peuple européen.
L’idée fédératrice d’intégration est en déclin, même en Allemagne.
On dépassera difficilement l’équilibre définit par Jacques Delors de fédération d’Etats nations.

En conclusion :

• Le cadre de l’Etat-nation reste nécessaire. Aucune construction démocratique ne s’est imposée au dessus de l’Etat nation. L’Etat nation reste essentiel si l’on veut être efficace sur des sujets comme le social, l’environnement, ou la résolution des conflits.
• On ne construira rien sur des entités malades. Historiquement, tous les exemples d’intégration réussis ont touchés des entités en phase d’expansion, en bonne santé politique, administrative… Faire croire l’inverse, c’est préparer des échecs, des désillusions et créer de la défiance.

Le Dati tour, une réforme injuste de la justice

13 novembre 2007 par PS Loudeac

La garde des Sceaux a annoncé ce vendredi les coupes franches qu’elle envisage de faire sur le système judiciaire, et leurs répercussions en Bretagne.

Même si la question de la rationalisation des moyens est légitime, la réponse apportée aujourd’hui sans concertation ni étude d’impact n’est pas acceptable. La réforme de l’Etat ne peut être synonyme de moins d’Etat mais de mieux d’Etat. La justice est un droit inaliénable pour tout citoyen français. Alors que l’Etat Français fait le choix de ne donner que 2% de son budget au Ministère de la Justice, plaçant ainsi la France dans les derniers rangs européens en comparaison du budget des ministères de la justice des autres pays de l’Union, la Garde de Sceaux menace une grande partie des territoires de devenir de véritables déserts administratifs et judiciaires.

Il est facile désormais, de se rendre compte du caractère populiste et démagogique des déclarations de l’UMP suite à l’affaire d’Outreau.

En quoi la suppression de tribunaux sert-elle la Justice et surtout, les justiciables? Comment peut-on croire le gouvernement lorsqu’il parle de la justice comme d’un service public de proximité, alors qu’il a d’ores et déjà annoncé la suppression de nombreux Tribunaux de Grande Instance et Tribunaux d’Instance dans notre pays ?

En Côtes-d’Armor, plusieurs tribunaux d’instance sont supprimés, dont celui de Loudéac. Situé à 43 km de Saint-Brieuc, cette disparition d’un service public de proximité, affaiblit notre territoire et sa population. Les citoyens sont malheureusement impuissants devant l’acharnement de l’UMP à faire disparaître leur accès aux services de proximité de l’Etat et à tous transférer aux collectivités locales. Il s’agit d’une vraie précarisation de l’égalité d’accès, car les salaires des citoyens n’augmentent pas de 140% du jour au lendemain comme celui du Président de la République !

La réforme doit impérativement trouver son point d’équilibre entre proximité, collégialité et modernisation. Nos territoires, divers, ne doivent pas subir une réforme mécanique de la carte judiciaire car cela se fera au détriment des droits des citoyens.

Communiqué du Parti Socialiste de Loudéac